BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR  

De son vrai nom Marième Absa Fall Coulibaly, Samira FALL est une slameuse sénégalaise de 23 ans. A l’âge de 13ans, elle commence à écrire des poèmes dont plusieurs furent récompensés par des prix de poésie durant tout le long de son cursus scolaire. En 2014, elle fait ses premiers pas dans le milieu du SLAM. Cet art oratoire qui combine mots et rythmes. Ce fut le déclic, Samira révèle tout son talent au public avec sa verve donnant ainsi vie à sa poésie sur scène de maniére différente et libre. Dotée d’une forte capacité d’adaptation, elle puise son style du SPOKEN WORD, du DUB POETRY JAMAICAIN, du FREESTYLE et de nombreuses traditions orales africaines telles que le « Tassu », ou encore le « Taalif ». Avec un style qui relie africanité et simplicité, ce jeune talent originaire de Rufisque a marqué ses talents sur scène avec les plus prestigieux du pays et participé à différentes résidences artistiques parmi lesquelles « Le chant du corps ». Ces premiers textes parurent dans le recueil anthologique collectif  « La cause » en plus de représenter le Sénégal à la résidence « Libre en slam » en Belgique. Investie dans le secteur éducatif, Samira anime depuis 2015 de nombreux ateliers et a collaboré toute l’année scolaire 2016 avec le département de français, de l’ISD (International  School of Dakar) pour l’initiation des éléves en poésie urbaine. Ses textes accordent une sensibilité liée au genre et aux questionnements culturels, éducatifs et sociaux.

PRESENTATION DU LIVRE

Oxymoriques, un recueil de poèmes ressourcé de mots qui reflète pleins de maux. Ces poèmes sont Samira. C’est l’expression de sa vie, le reflet de sa personnalité, de son existence. Elle vit l’oxymore. L‘oxymore donne goût à sa vie. Pour elle, la vie est faite de contrastes, une dualité que nous pouvons qualifier de complémentarité. Ayant une enfance tumultueuse, le manque d’amis et de soutien vont faire de sa plume sa meilleure amie. Ainsi, l’écriture poétique fut l’une de ses principales passions pour ne pas dire le tampon de sa vie. Donc cette œuvre signifie les 10ans de sa vie où dans les premiers poèmes, on sent nettement l’innonce et la naiveté de l’adolescente qui se sert de sa poésie pour divulguer ses peurs et frustrations dans un environnement où pèsent les maux de la société. Au fil des années et des chapitres, Samira FALL nous plonge dans un monde plus sensible plus singulier. Elle s’attaque aux mœurs de sa société et utilise un ton satirique. Ainsi, les dix chapitres de l’ouvrage retracent un parcours accidenté qui conduit l’écrivaine à réaliser que:
« Oxymoriques 
Ne deviens plus un moyen
De rendre indolore
Les affections de l’âme
Que les métaphores
Ont vainement tenté
De cicatriser, non !
Au fil des chapitres,
L’œuvre devient une fin
Où adulte Je décide de ne plus dissocier
De mon être, la poésie
Dont le seul destin
Est d’exister,
Entièrement.»
C’est donc entre « Désillusions, Sinueuse Errance, Leurres, Ailleurs, Procession Déambulatoire, Ascension céleste, Esprit en cocon, Nuages Tombeaux, Sabars Amoureux et Elles » que la ballade poétique se déroule tout au long du livre. Samira nous fait voyager et nous fait découvrir la beauté de l’oxymore. Une figure de style qui la définit dans toute sa dimension. Son totem !

De mon point de vue OXYMORIQUES est un trésor qui détient le pouvoir des mots et qui nous plonge dans un monde unique où l’auteur partage avec nous sa vie, ses peurs de la vie. On ressent et vit ses poèmes. Ces derniers sont différents des autres et ne sont nullement comparables. Ils constituent une source d’inspiration pour tout poète en herbe.

 

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