Une rentrée non collective

Certaines écoles ont déjà ouvert leur porte, et, pour d’autres, la rentrée approche à grands pas. Mais on ne peut pas en dire autant pour tout le monde. En effet, les pluies récentes ont bouleversé Dakar et ont créé de terribles inondations rendant inutilisables plusieurs bâtiments, les établissements scolaires y compris.

Les matériaux scolaires qui y étaient stockées sont donc devenus inutilisables. Une perte considérable d’argent et de moyens. Pour certains membres du corps enseignant, le mental et la motivation en ont pris un coup. Il faudra du temps à ces écoles pour se remettre des dégâts et accueillir de nouveaux les élèves.

Parmi les écoles concernées, on peut citer Sam 3 de Diamaguene, DHL de Wakhinane à Thiaroye. Plusieurs écoles aux Parcelles et Grand Yoff, entre autres, ont aussi subi les conséquences des intempéries. Plus au nord, à St Louis, les écoles Henry Guillabert, Boli Diaw et Aby Kane Diallo en ont également fait les frais. La liste est encore longue.

L’inondation n’a pas seulement affecté l’éducation en bloquant les écoles. On peut aussi noter que certains foyers ont subi des dommages. Certains des plus démunis ont trouvé plus raisonnable d’utiliser leur budget scolaire dans la reconstruction de leur habitation plutôt que de les utiliser à des fins pédagogiques. Leurs enfants risquent ainsi une année scolaire difficile.

 

Il est temps de réagir

Cette situation n’est pas une nouveauté :  chaque année, plusieurs régions du Sénégal font les frais des aléas climatiques. L’année dernière pas moins de 146 écoles se sont retrouvées sous les eaux dans le territoire national. Il est évident que les hommes ne peuvent contrôler la pluie, mais des mesures peuvent être prises pour limiter les pertes. Bien qu’en cette saison des pluies 2016, les pluies ont été d’une violence peu commune, les autorités compétentes auraient pu installer des équipements adéquats suite aux intempéries de toutes les années précédentes. Par exemple, multiplier les bouches d’évacuation des eaux ; ou, sur un plan individuel, éviter de les entraver par des déchets ou du sable.

Il serait grand temps que l’Etat, mais surtout les citoyens sénégalais, prennent conscience de l’impact de ces inondations sur l’éducation car, comme le dit Joël de Rosnay, « l’éducation est au centre de toutes les stratégies de construction de l’avenir. »

Une mobilisation à l’échelle nationale doit se faire pour aider à l’évacuation des eaux, même si c’est par des moyens rudimentaires. Il est impératif que toutes les écoles soient disponibles à la rentrée pour permettre aux plus jeunes une bonne scolarité, sans retard dans le programme.

 

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